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Chutes de toiture : deux accidents graves en une semaine rappellent les règles de sécurité des couvreurs

En une semaine, deux accidents graves sur des toitures ont rappelé que la chute reste le premier danger du métier de couvreur : un mort dans le Puy-de-Dôme le 12 octobre, deux blessés graves dans la Nièvre le 16. Pour les propriétaires qui lancent des travaux de toiture cet automne, c’est aussi l’occasion de savoir quoi regarder sur un chantier sûr.

En bref
  • 12 octobre : un couvreur de 58 ans meurt après être passé à travers une toiture en fibrociment à Ceyssat.
  • 16 octobre : deux couvreurs grièvement blessés après une chute de près de 8 mètres à La Maison-Dieu.
  • Selon l’INRS, les chutes de hauteur sont la deuxième cause d’accidents du travail mortels, après la route.
  • Garde-corps, échafaudage et protection des matériaux fragiles se vérifient avant le début du chantier.

Que s’est-il passé cette semaine ? #

Lundi 12 octobre, en début d’après-midi, un couvreur de 58 ans est mort à Ceyssat, à 18 km de Clermont-Ferrand. D’après Actu.fr, qui cite La Montagne, il serait passé à travers la toiture en fibrociment d’un bâtiment agricole. Les secours n’ont pas pu le réanimer.

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Vendredi 16 octobre, vers 11 heures, deux couvreurs sont tombés d’un toit de maison à étage à La Maison-Dieu, dans le nord de la Nièvre. Le Journal du Centre rapporte une chute de près de huit mètres sur la chaussée, et une évacuation en urgence absolue par hélicoptère vers le CHU de Dijon.

Selon le premier adjoint au maire, trois personnes travaillaient sur le faîtage, le point le plus haut du toit. L’une a réussi à se rattraper. Le chantier de rénovation durait depuis près d’un an et touchait à sa fin.

Pourquoi la toiture reste-t-elle un poste si dangereux ? #

L’INRS, l’organisme de référence en prévention des risques professionnels, rappelle que les chutes de hauteur sont la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail, après le risque routier. En 2019, elles représentaient 11 % des accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d’arrêt.

C’est dans la construction que l’institut constate la plus forte proportion de ces chutes et les conséquences les plus graves. Il souligne aussi que des hauteurs jugées faibles ne sont pas sans danger.

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Deux scénarios reviennent sans cesse : la chute en bord de toit, faute de protection périphérique, et la chute à travers un matériau qui ne supporte pas le poids d’un homme, comme le fibrociment, les plaques translucides ou certaines tôles anciennes. L’accident de Ceyssat relève de ce second cas.

Ce qu’un chantier de toiture sûr doit montrer #

La règle de base en prévention est de protéger d’abord collectivement, avant de miser sur le harnais. Concrètement, un chantier bien préparé se reconnaît à quelques signes visibles depuis le jardin.

En rive et en bas de pente, un garde-corps ou un échafaudage de pied doit ceinturer la zone de travail. L’accès au toit se fait par un escalier d’échafaudage ou une échelle fixée, pas par une échelle posée à la hâte contre la gouttière.

Sur une couverture fragile, des passerelles ou des filets sous la zone de travail doivent empêcher de marcher directement sur les plaques. C’est le point qui sépare souvent une intervention banale d’un drame.

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Ce que le propriétaire peut faire #

Au moment de comparer les devis, demander comment l’entreprise sécurisera le chantier est une question légitime. Un artisan sérieux sait expliquer ce qu’il installera : échafaudage, garde-corps, protections des parties fragiles, et pour combien de temps.

Un devis nettement moins cher qui fait l’impasse sur l’échafaudage doit interroger. La location et le montage ont un coût, mais ce sont eux qui permettent de travailler en sécurité sur plusieurs jours.

Enfin, mieux vaut ne jamais monter soi-même sur le toit pour « jeter un œil » après une tempête. Une inspection depuis le sol, aux jumelles, ou par un professionnel équipé, suffit à repérer une tuile déplacée.

Questions fréquentes #

Quelle est la principale cause d’accident en toiture ?

La chute de hauteur, en bord de toit ou à travers un matériau fragile. L’INRS la classe deuxième cause d’accidents du travail mortels, après la route.

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Le fibrociment supporte-t-il le poids d’une personne ?

Il faut le considérer comme fragile : c’est à travers une toiture de ce type que le couvreur de Ceyssat serait tombé le 12 octobre.

Comment vérifier qu’un couvreur travaille en sécurité ?

Demandez-lui avant la signature quelles protections collectives il installera, et vérifiez qu’elles sont en place dès le premier jour.

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